Profils de candidats potentiellement falsifiés · projection Gartner 2028
1 sur 4
dans le monde, tous secteurs confondus
4
entretiens vidéo passés
par le faux ingénieur KnowBe4
6 %
des candidats interrogés admettent
une forme de fraude à l'entretien
J + 0
jour d'accès aux identifiants
dès l'embauche validée
Le cas qui a fait trembler la cybersécurité mondiale
L'éditeur de cybersécurité KnowBe4 — une entreprise dont c'est justement le métier de former à la vigilance — a reconnu avoir embauché sans le savoir un ingénieur logiciel qui n'était pas celui qu'il prétendait être. Le candidat avait combiné une photo d'identité modifiée par IA avec une identité américaine volée mais valide, et avait passé quatre entretiens vidéo sans éveiller de soupçon.
L'imposteur n'a été découvert qu'après la détection d'une activité suspecte sur son compte, une fois l'accès aux systèmes déjà accordé. Ce n'est pas un cas isolé : le cabinet Gartner rapporte que, sur un échantillon de 3 000 candidats interrogés, 6% ont reconnu une forme de fraude à l'entretien — se faire passer pour quelqu'un d'autre ou confier l'entretien à un tiers.
⚠ Toutes les motivations ne sont pas anodines
Certains fraudeurs cherchent simplement un poste pour lequel ils ne sont pas qualifiés. D'autres suivent une démarche bien plus offensive : obtenir un accès légitime à votre système d'information pour dérober des données, déployer un ransomware, ou détourner des fonds une fois en poste.
Comment fonctionne la fraude, concrètement
Le recrutement à distance a ouvert une porte que les escrocs exploitent méthodiquement, en combinant plusieurs techniques :
-
1
Identité synthétique ou volée. CV crédible, profil LinkedIn inventé de toutes pièces ou construit sur un historique d'emploi réel usurpé, photo de profil retouchée par IA pour correspondre à l'identité empruntée.
-
2
« Proxy interviewing ». Une personne réellement qualifiée — ou un avatar généré par IA — passe l'entretien en visioconférence à la place du véritable titulaire du dossier.
-
3
Deepfake vidéo temps réel. Un filtre IA modifie le visage et parfois la voix en direct pendant l'entretien, permettant à une personne différente de porter l'apparence du candidat annoncé.
-
4
Assistance IA invisible pendant l'entretien technique. Un outil d'IA souffle les réponses en temps réel, donnant l'illusion d'une compétence que le candidat ne possède pas réellement.
Pourquoi c'est plus dangereux qu'un piratage classique
Une intrusion externe déclenche des alertes : tentatives de connexion suspectes, adresses IP inconnues, comportements anormaux détectés par les outils de sécurité périmétrique. Un faux salarié embauché contourne entièrement ce dispositif.
Dès sa prise de poste, il reçoit des identifiants légitimes, un accès VPN, une adresse email d'entreprise — parfois des droits d'administration. Son activité paraît normale aux yeux des systèmes de sécurité, au moins dans un premier temps, ce qui en fait une menace interne particulièrement difficile à détecter.
Vous avez déployé la MFA, segmenté les accès et durci vos politiques de mots de passe. Mais savez-vous vraiment qui se cache derrière le compte que vous créez pour un nouveau collaborateur ?
Un faux salarié infiltré ? Réduisez ce qu'il pourrait exploiter.
Notre agent IA réalise un audit black box externe de votre site et de votre infrastructure exposée : interfaces d'administration accessibles, fichiers sensibles publics, ports ouverts. Ce sont précisément les portes qu'un collaborateur malveillant, une fois en poste avec des accès légitimes, n'aurait plus qu'à pousser. Rapport détaillé en 24h, pour 190 €.
Les signaux qui doivent alerter en entretien vidéo
Aucun signal seul n'est une preuve, mais leur accumulation doit déclencher une vérification renforcée avant toute proposition d'embauche :
-
→
Décalage entre expressions et paroles. Un filtre de deepfake temps réel peine encore à synchroniser parfaitement les micro-expressions du visage avec le discours, surtout lors d'un rire ou d'une surprise.
-
→
Refus ou gêne face à une demande imprévue. Demander de tourner la tête, de changer d'éclairage ou de couper puis rallumer la caméra perturbe davantage un filtre en temps réel qu'un candidat honnête.
-
→
Incohérences entre les entretiens successifs. Un changement subtil de voix, d'accent ou de niveau technique d'un entretien à l'autre peut trahir un remplacement de la personne réelle.
-
→
Coordonnées et références difficiles à recouper. Adresse email générique, ancien employeur injoignable par un canal officiel, référence qui ne répond que via un numéro personnel non vérifiable.
Comment sécuriser votre recrutement à distance
Pas besoin d'un budget d'enquête pour réduire drastiquement le risque. Quelques réflexes suffisent :
Contactez les anciens employeurs et diplômes via un canal officiel trouvé vous-même — jamais uniquement via les coordonnées fournies par le candidat.
Pour les postes à accès sensible, un entretien final en physique ou une remise de matériel en main propre reste la vérification la plus fiable.
N'accordez que les accès strictement nécessaires durant la période d'essai, et surveillez les premières semaines d'activité comme vous surveilleriez un prestataire externe.
Remise d'une clé de sécurité physique ou activation d'une MFA forte en main propre, plutôt qu'un envoi par email qui peut être intercepté ou transféré.
À retenir : la fraude au recrutement fonctionne dans les deux sens. Des candidats sont aussi victimes de fausses offres d'emploi diffusées sous le nom usurpé de votre entreprise — un risque réputationnel à surveiller en parallèle, documenté par cybermalveillance.gouv.fr.
Le prochain point d'entrée
pourrait être un CV.
Notre agent IA réalise un audit black box externe de votre site et de votre exposition en ligne — ports, interfaces d'administration, fichiers sensibles, protection email — pour fermer les portes qu'un faux collaborateur exploiterait en priorité une fois en poste. Rapport par email sous 24h. Pas d'abonnement.
Rapport sous 24h · Conforme RGPD · Aucune donnée stockée
Vos équipes savent reconnaître un deepfake vocal ? Lire notre guide Phishing & Deepfakes →
Sources : Developpez.com — cas KnowBe4, IT-Connect — enquête Gartner et onboarding IT, Cybermalveillance.gouv.fr — arnaques à l'emploi.